Le parcage visiteur du Vélodrome restera fermé aux supporters parisiens pour OM-PSG, dimanche à 20h45. Le Conseil d'État a rejeté vendredi la requête du Collectif Ultras Paris contre l'arrêté du ministère de l'Intérieur. Le Classique de la 5e journée de Ligue 1 se jouera donc sans public parisien dans la zone réservée aux visiteurs.
Le Conseil d'État valide l'interdiction du parcage parisien
Le Collectif Ultras Paris demandait le retour de ses membres dans le parcage visiteur du stade Vélodrome. Sa requête n'a pas abouti. Le Conseil d'État a maintenu la décision qui empêche les supporters parisiens d'assister à OM-PSG depuis la zone réservée au public adverse.
L'interdiction repose sur un arrêté du ministère de l'Intérieur. Le magistrat estime que les décisions contestées ne portent pas une atteinte manifestement disproportionnée aux libertés fondamentales. La mesure reste donc applicable pour la rencontre de dimanche.
Le risque de troubles invoqué depuis 2015
Le parcage parisien est interdit à Marseille depuis 2015. Les autorités justifient cette restriction par le risque de troubles à l'ordre public entre supporters rivaux. Cette position ferme encore la tribune visiteuse aux fans du PSG pour le Classique.
Le rejet de la requête prolonge une situation installée depuis plusieurs saisons. Il ne change pas le cadre annoncé pour OM-PSG : les supporters parisiens ne pourront pas prendre place dans le secteur qui leur est normalement destiné au Vélodrome.
Le CUP poursuivra ses contestations
Me Cyril Dubois, avocat du CUP, se dit déçu par la décision. Il cite les derbys de Londres pour défendre une autre approche des rencontres entre rivaux. À ses yeux, la situation actuelle ne peut pas durer et l'absence répétée du public visiteur doit cesser.
Le Collectif Ultras Paris prend acte du rejet, mais déplore un nouveau Classique sans supporters visiteurs. Le groupe annonce qu'il continuera à contester ces décisions. Son objectif reste de retrouver le parcage lors des déplacements à Marseille.
Luis Enrique appelle à des matchs sans violence
Luis Enrique défend une vision simple : le football doit réunir les gens et les rencontres doivent se terminer sans violence. Son souhait ne modifie pas l'interdiction décidée pour dimanche, mais replace le débat sur la présence des supporters adverses dans les tribunes.