Les groupes de supporters strasbourgeois ont de nouveau contesté la gestion de BlueCo lors de la réception de l'AS Monaco. À la Meinau, leurs banderoles ont visé la multipropriété, la politique de trading et la place laissée aux supporters dans le projet du Racing.
Des banderoles contre le modèle BlueCo à la Meinau
La réception de l'AS Monaco en Ligue 1 a donné aux supporters strasbourgeois une nouvelle occasion d'exprimer leur opposition. Plusieurs banderoles ont dénoncé la gestion de BlueCo et la logique de multipropriété appliquée au Racing.
Le consortium est propriétaire du club depuis l'été 2023 et détient aussi Chelsea. Dans les tribunes, le message central portait sur le trading des joueurs. Les groupes ont opposé ce modèle économique au projet sportif qu'ils veulent pour Strasbourg.
Une autre banderole demandait si le trading était assumé comme projet sportif ou financier. La contestation ne porte donc pas sur un résultat isolé. Elle vise la direction prise par le club depuis le changement de propriétaire.
Catherine Trautmann appelée à ouvrir une médiation
Cette mobilisation intervient deux jours après une lettre ouverte envoyée à Catherine Trautmann. Les principales sections de supporters y demandaient à la maire de Strasbourg une médiation avec les responsables de BlueCo.
Les tribunes ont directement interpellé l'élue sur les 160 M€ consacrés au stade et sur la censure dénoncée par les groupes. Le message reliait l'investissement public à leur demande de pouvoir s'exprimer dans l'enceinte du Racing.
Les supporters cherchent ainsi à déplacer le conflit vers une discussion avec le consortium. Leur demande dépasse l'affichage d'un slogan pendant le match : ils réclament l'intervention de la mairie pour rouvrir le dialogue.
Les Ultra Boys 90 poursuivent un conflit installé
Les tensions durent depuis l'arrivée de BlueCo. Des banderoles BlueCo Out avaient déjà été retirées par le service d'ordre lors de précédentes rencontres contre Angers et Lyon, ce que les supporters décrivent comme une censure répétée.
Les Ultra Boys 90 venaient pourtant de mettre fin, environ un mois plus tôt, à deux années de grève du quart d'heure de silence. Cette action avait accompagné leur mobilisation contre la direction du club.
La reprise des encouragements n'a donc pas mis fin au désaccord. Face à l'AS Monaco, les banderoles ont rappelé que les groupes restent mobilisés sur la propriété du Racing, le trading et leur droit à porter ces critiques dans la Meinau.