Coupe du monde

Coupe du monde 2030 : l'Espagne, le Portugal et le Maroc organisateurs, trois matchs du centenaire en Amérique du Sud

Par Hugo Vasseur Publié le 21 juin 2026

La FIFA a officialisé l'attribution du Mondial 2030 lors du congrès du 11 décembre 2024. L'Espagne, le Portugal et le Maroc accueilleront conjointement la compétition du 13 juin au 21 juillet 2030. Pour marquer le centenaire de la première édition organisée en Uruguay en 1930, trois rencontres inaugurales se tiendront en Amérique du Sud les 8 et 9 juin : à Montevideo, Buenos Aires et Asuncion. Ce sera la première Coupe du monde disputée sur trois continents, avec six pays hôtes qualifiés d'office. Un format inédit qui divise déjà sur fond de discussions autour d'une éventuelle extension à 64 équipes.

Un Mondial à six pays et trois continents

La candidature commune Espagne-Portugal-Maroc était seule en lice et a été entérinée par le congrès de la FIFA en décembre 2024. Le tournoi se déroulera officiellement du 13 juin au 21 juillet 2030, avec 20 stades sélectionnés dans les trois pays organisateurs : 11 en Espagne répartis dans neuf villes, trois au Portugal dans deux villes et six au Maroc dans six villes différentes. Parmi les enceintes espagnoles figurent le Camp Nou rénové à Barcelone (105 000 places), le Santiago-Bernabéu à Madrid (80 000) ou encore le Metropolitano (70 000).

Mais l'originalité de cette édition réside dans les trois matchs inauguraux programmés en Amérique du Sud par anticipation, les 8 et 9 juin 2030. Montevideo en Uruguay, Buenos Aires en Argentine et Asuncion au Paraguay accueilleront chacun une rencontre pour célébrer les cent ans du premier Mondial disputé en Uruguay. Cette configuration fait du Mondial 2030 le premier à se jouer sur trois continents : Afrique, Amérique et Europe. Ce sera aussi la première Coupe du monde en Afrique depuis 2010, en Amérique du Sud depuis 2014 et en Europe depuis 2018.

Six qualifiés d'office et un format contesté

Les six pays hôtes – Espagne, Portugal, Maroc, Argentine, Uruguay et Paraguay – sont automatiquement qualifiés pour la phase finale. Un privilège qui élargit considérablement le nombre de qualifiés d'office par rapport aux éditions précédentes, mais qui s'inscrit dans la logique de cette candidature hors normes.

Initialement prévue pour 48 équipes comme en 2026, cette édition pourrait finalement accueillir 64 sélections. La FIFA a soumis une proposition en ce sens, mais elle se heurte à une opposition ferme. Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, et le patron de la Confédération asiatique (AFC) ont affiché leur refus. Les trois pays organisateurs principaux ont également fait savoir qu'ils refuseraient ce projet, leur candidature ayant été déposée pour un tournoi à 48 équipes. Le dossier reste pour l'heure en suspens.

Un centenaire symbolique mais logistiquement complexe

Le choix de disputer trois matchs en Amérique du Sud répond à une logique symbolique : rendre hommage à l'Uruguay, berceau de la compétition en 1930. Mais il impose des contraintes logistiques inédites, avec des équipes et des délégations qui devront traverser l'Atlantique avant même le début officiel du tournoi.

Cette édition marque aussi un tournant géopolitique. Le Maroc, candidat malheureux à cinq reprises, accède enfin au statut de pays hôte et devient la deuxième nation africaine après l'Afrique du Sud à organiser un Mondial. Pour l'Espagne, ce sera la deuxième fois après 1982, tandis que le Portugal accueillera sa première Coupe du monde. Un Mondial éclaté qui interroge autant qu'il fascine.

Hugo Vasseur Suit le football international et les grands tournois depuis 8 ans.